L'Humain, cette espèce primitive

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Mon premier livre est un essai traitant de la place que l’Humain occupe dans l’Histoire et au sein du Vivant. Il est disponible sur Amazon au format eBook, et publié sous licence CC-BY-SA 4.0.

Cet essai replace l’Humain dans le contexte de l’Histoire de la Terre et dans l’Arbre du Vivant. Il met en évidence certaines faiblesses de notre espèce, qu’elles soient historiques ou récentes, dans nos communications ou nos relations sociales. Une mise en perspective de Homo sapiens par rapport à tout le reste, sur Terre et ailleurs, hier et demain, qui incite à l’humilité et à l’introspection, tant au niveau individuel que sociétal.

Après avoir présenté l’Humain au sein du Vivant puis au cours des temps géologiques, notre primitivisme est mis en lumière à travers notre relation à la science, à la religion, à la culture, et au commerce, depuis la découverte de l’agriculture jusqu’à la colonisation de l’espace. Critique de notre société contemporaine, éclairé par de nombreuses sources dans des domaines variés de la science, prospectant sur l’expansion de l’humanité dans l’espace, cet essai conclue sur une série de questions que nous devons nous poser pour aborder l’avenir plus sereinement, à l’échelle de notre espèce, mais aussi de toutes les autres…

Extrait (Introduction)

Nous sommes ancrés dans des dogmes religieux, économiques et sociaux depuis trop longtemps. Maintenant, nous nous précipitons dans l’espace et dans la “géo-ingénierie”, poursuivis par les dégâts causés à notre planète: nous jugeons que nous installer ailleurs est notre dernier salut. Nous fuyons. Et nous fuyons en brûlant les étapes. Nous avons le sentiment d’avoir franchi un seuil, et nous croyons que la seule façon d’aller au-delà, c’est de coloniser l’espace. Nous ne réalisons pas à quel point nous sommes encore primitifs.

Nous aurions pu nous contenter de rester des chasseurs-cueilleurs, nous aurions pu nous contenter de former des sociétés culturelles ou scientifiques, mais nous avons choisi la religion et l’économie. Nous aurions pu continuer de vivre en symbiose avec notre environnement au lieu de l’altérer, au point d’en avoir anéanti une grande partie. Nous avons voulu créer des sociétés de millions d’individus, mais nous sommes encore incapables de nous comporter décemment les uns avec les autres, et encore moins avec les espèces qui vivent autour de nous.

En cherchant la Vie ailleurs que sur Terre, nous nous exposons à la possibilité de découvrir des espèces plus avancées que nous. Peut-être techniquement, mais surtout, socialement. Des espèces qui ont pu unifier leurs peuples, qui prennent soin de chacun de leurs individus, qui n’ont aucune notion de commerce, ou d’argent, ou de croyances, qui partagent toutes les ressources dont elles disposent, qui n’entravent pas l’existence des autres espèces partageant leur environnement, mais qui, au contraire, contribuent à leur évolution. Nous ne sommes pas prêts, ni technologiquement, ni socialement, ni psychologiquement, à rencontrer une telle espèce.

Nous avons beaucoup à faire et à devenir. Nous avons beaucoup de choses à changer, et nous avons déjà perdu beaucoup de temps, et nous en perdons de plus en plus, et de plus en plus vite. Nous devons réaliser ce qui nous retient dans notre évolution, afin de nous affranchir de ces limitations. C’est ce que je vais m’efforcer de mettre en lumière ici.