Jurassic World: Evolution 2

Publié dans : Jeux vidéo
Image de couverture

Des Parasaurolophus se relaxant… (capture d’écran personnelle)

En bref

  • Campagne très courte, destinée à prendre le jeu en main
  • Nouveaux dinosaures et reptiles préhistoriques intéressants
  • Hâte de tester le mode Théorie du Chaos !

Configuration

Ma machine de jeu tourne sous NixOS. Aucun problème pour lancer le jeu, pas de hack, de configuration ou de bidouille particulière. C’est un Core i7 7700k, 16Go de DDR4 et une GTX 1070 8Go. Je joue en 1920x1080 à environ 60fps depuis la version 1.1.6.

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Configuration du jeu - Capture d’écran personnelle

Quelques observations :

  • Sur ma config, le FAA provoque un motion-blur assez désagréable en plus d’être très moche et de flinguer les performances. Le TAA en revanche est très propre et économe en ressources (ou mieux optimisé), à condition de ne pas utiliser l’upscaling.
  • Je trouve préférable d’avoir des ombres moins détaillées (réglage moyen) que d’avoir des ombres qui disparaissent d’une partie de l’écran lorsque la caméra prend de l’altitude.

Introduction

Après la vidéo d’introduction d’Universal, un Mosasaurus rôdant dans les varechs présente le logo de Frontier. Manifestement, c’est la nouvelle star de la franchise ! Il faut dire qu’il est loin de passer inaperçu dans le film originel (et dans le reste de la saga d’ailleurs).

On configure ensuite l’écran avant d’arriver dans DinOS, le système d’exploitation du jeu… J’adore 😄 J’adore d’autant que la musique de fond sur l’écran principal est un mix/mashup des thèmes de la saga. Jusque-là, le fan-service est au top.

Quatre boutons surplombent l’écran d’accueil. L’un d’entre eux est pour les suckers qui vont refiler leur email à la newsletter de Frontier en échange d’un skin spécial pour les véhicules du jeu. Suckers dont je fais partie 😁 (mais je m’en fous, c’est un alias, bref). L’autre bouton intéressant est la base de données, déjà présente dans le premier opus mais dont le contenu semble un peu plus étoffé. Ça ne vaut toujours pas la Civilopédia de Civilization V, mais il y a de l’amélioration. On découvre en revanche que le jeu de base ne contient pas moins de 84 dinosaures dans l’édition Deluxe, soit une dizaine de plus que le premier jeu avec tous ses DLC. Parfait ! Surtout que, au cas où vous ne le sauriez pas encore, on peut désormais héberger des créatures marines…

À propos du bac-à-sable

Parmi les reproches faits à Jurassic World: Evolution, il y a la question du mode bac-à-sable : on ne peut rien y faire, à moins d’avoir débloqué les technologies dans les autres modes de jeu. Personnellement ça ne me dérange pas, mais c’est apparemment une critique récurrente, toujours d’actualité dans sa suite. Il y a un ordre dans lequel on est censés jouer :

  • Campagne - pour prendre le jeu en main et en commprendre les mécaniques principales, avec pour cadre scénaristique la suite du film Fallen Kingdom
  • Théorie du Chaos - pour tout débloquer en suivant les scénarios des cinq films
  • Défi - quand on a besoin de challenge
  • Bac-à-sable, une fois que tout est débloqué

Premier contact

Après une très belle introduction reprenant des éléments des deux premiers volets de la trilogie Jurassic World, on nous présente une séquence en temps réel où l’on débute en… Arizona ! Ce n’est pas vraiment une surprise si l’on est fan de la saga, il n’empêche que ça y est, les dinosaures sont en train de repeupler la planète. On sort de la jungle, terminés les paysages Hawaiiens, les dinosaures explorent une diversité redécouverte.

On retrouve avec plaisir Cabot Finch qui a pris du grade, Claire Dearing et Owen Grady, sans oublier Ian Malcom en voix-off.

Les contrôles ont un peu changé depuis le premier volet (F pour transporter un dinosaure et non plus T, ce genre de choses). En outre, je ne suis pas fan des éléments d’interface texturés, je trouve que cela nuit quelque peu à la lisibilité. Autre soucis que les réglages ne semblent pas corriger : j’ai un genre de motion blur assez désagréable. Je dois investiguer sur la question avant de me plaindre : ça peut venir de mes réglages du pilote graphique plutôt que des réglages du jeu.

Élément récurrent de la saga (films, jeux, séries), les tempêtes sont toujours présentes et gagnent en diversité, comme en témoigne l’une des dernières phases de la première mission : les dinosaures sont en proie à une tempête de sable qui fini par recouvrir le paysage. Ce n’est qu’au bout de quelques minutes que l’excédent de sable disparait. Ça ne change pas fondamentalement la mécanique des tempêtes du jeu précédent mais apporte une variété bienvenue, d’autant que d’après les quelques screenshots et vidéos fournies par Frontier avant le lancement du jeu montrent aussi des environnements neigeux. C’est d’ailleurs le contexte de la mission suivante, où l’on retrouve un autre visage connu qui a gagné des galons…

Les missions sont très courtes et inintéressantes, hormis le rendu graphique magnifique qui permet d’apprécier la diversité des nouveaux paysages et l’impact météorologique sur les environnements (qui gagnent en taille et en détails). Leur rôle est essentiellement pédagogique : elles permettent l’apprentissage des mécaniques du jeu en douceur. Des mécaniques qui ne chambouleront pas les habitués, mais il y a quelques nouveautés à découvrir, en particulier les scientifiques. Vu que le jeu s’inscrit dans la continuité entre Fallen Kingdom et Dominion, le principe des contrats ne tient plus vraiment. Entrent donc en scène les scientifiques plus ou moins compétents dans trois domaines particuliers, exploités notamment dans les soins aux dinosaures, la recherche ou des missions de récupération.

Une fois que cette courte campagne est terminée, on peut passer aux choses sérieuses : le nouveau mode Théorie du Chaos.

Théorie du Chaos

Largement mis en avant dans les différents articles du blog des développeurs, le mode “Théorie du Chaos” constitue le coeur de cet épisode vidéoludique. Si la campagne n’avait qu’une vocation pédagogique, ce nouveau mode de jeu est beaucoup plus exigeant : maladies, tempêtes, dinosaures caractériels et enclôts fragiles, tout se mettra en travers de votre route. À raison : le but de ce mode de jeu est de se mettre dans les bottes de John Hammond et Simon Masrani, et tenter de réussir là où ils ont échoué.

C’est le mode dans lequel jouer pour débloquer les bâtiments et les recherches. Sa durée de vie est par conséquent beaucoup plus importante que la campagne, et ses missions sont beaucoup plus intéressantes. Par contre, comme dit, il faut s’attendre à une difficulté plus élevée. Contrairement au premier volet, à qui l’on reprochait notamment d’être trop facile à cause d’un budget virtuellement illimité, le cash sera un peu plus problématique dans ce mode de jeu.

On appréciera une diversité augmentée aussi au niveau des structures et des véhicules : les possibilités de personnalisation montent d’un cran et permettent de varier les plaisirs visuels, dont on profitera essentiellement avec un zoom proche du terrain.

On ne s’en rend peut-être pas compte tout au début, mais progresser dans ce mode de jeu est très gratifiant. On ne retrace pas exactement les évènements des différents films, puisqu’au contraire, il s’agit de réussir à gérer toutes les situations catastrophiques survenues dans les différents volets cinématographiques. Toutefois, on revit ces moments avec plaisir, et on n’a qu’une envie après chaque mission de cette campagne : regarder le film correspondant. Carton plein sur le fan-service ! D’autant qu’à chaque mission, on sait quelle en sera la star (le Spinosaurus, puis le Mosasurus, sans parlé des “faux” dinosaures, les hybrides du Dr Wu), ce qui créé une attente insoutenable suivie d’une satisfaction grisante quand on peut enfin l’incuber et lui fournir un nouveau foyer !

Entre la rédaction de cet article et la résolution de tous les problèmes de mon parc, il m’a fallut plus ou moins six heures de jeu pour terminer la première mission de ce mode, en comptant que j’ai cherché à débloquer un maximum de technologies. Il en faudra sûrement moins que ça à la majorité des joueurs mais cela laisse présager d’une durée de vie satisfaisante, surtout qu’après ces cinq missions, on peut enfin passer au mode bac-à-sable, et laisser libre court à son imagination…

À propos des critiques

Il n’est sorti que cet après-midi (le 9 novembre 2021), mais je vois déjà des commentaires négatifs, des “non-recommandations”. Beaucoup. Des avis donnés très vite (parfois après 20 minutes de jeu seulement…). Le support de Frontier est au taquet : même si les commentaires négatifs sont très souvent très mal écrits, Frontier prend le temps d’y répondre et de chercher une solution. Bravo pour leur patience…

Parmi les griefs lancés contre le jeu, il y a le tarif. Mais bordel, si t’as pas envie de lâcher 70 euros pour un jeu, tu le fais pas en donnant plus tard une mauvaise critique, en disant que c’est trop cher… Je n’achète que très, très rarement des jeux à ce prix-là. Mais ce sont toujours des jeux qui vont me durer longtemps. Jurassic World: Evolution m’a tenu près de 270 heures, j’estime que 70 euros n’est pas cher payé pour une édition Deluxe, étant très fan de la saga, du genre “construction de base”/gestion de parc, et fan de dinosaures.

Je suppose que ceux qui crachent sur ce jeu sont les mêmes qui larguent 70 euros chaque année pour un nouveau Fifa ou Call of Duty… /troll

Je trouve ça intéressant d’ailleurs que certains se permettent de dire “ce jeu vaut tant, certainement pas 70 euros”. Leur estimation ne tient compte de rien de tangible que leur propre - courte - expérience. Intéressant, et déplorable.

Difficile pour quelqu’un qui a juste envie de jouer de considérer que les problèmes qu’il a ne viennent peut-être pas du jeu lui-même. Les consoles, c’est “facile” : une PS5 est une PS5, tandis qu’il y a des milliers de combinaisons hardware et software possibles sur PC. Certes, il y a des couches d’abstraction, mais aucune reproductibilité, contrairement au monde des consoles. Ce qui fonctionne sur une PS5 devrait fonctionner sur toutes les PS5, mais il n’y a aucune garantie que ce qui fonctionne sur un PC fonctionne sur tous les PC. Bref, je suis triste pour Frontier de devoir lire tous ces commentaires négatifs et parfois franchement insultants. Triste et consterné. Envahi par la honte d’appartenir à l’espèce humaine. Oui, rien que ça.

Oui, 70 euros est un budget, je ne remet pas ça en cause. Oui, 17 euros pour passer à l’édition Deluxe qui apporte cinq dinosaures et quelques éléments in-game, c’est pas donné. Mais c’est un modèle économique que je préfère de très loin aux achats in-game justement, ou aux abonnements. Je suis fan, je suis prêt à payer 70 euros pour avoir du fan-service, balancez-moi du fan-service, et pour l’instant, je suis content.

Autre critique récurrente : certains joueurs ont l’impression d’être sur un jeu pour mobile. Une critique déjà formulée à l’encontre du premier épisode. Personnellement, je mets ça sur le compte de l’accessibilité du jeu. Ce n’est clairement pas un Planet Zoo (voir mon commentaire dans la section suivante) : Jurassic World: Evolution est un jeu dont la prise en main est quasi immédiate et où il n’est pas nécessaire de passer par une courbe d’apprentissage complexe. C’est un choix qui me convient bien pour ce jeu.

Enfin, deux requêtes reviennent régulièrement dans les commentaires négatifs : la possibilité d’accoupler les dinosaures et plus de bagarre entre animaux. Je ne suis pas certain que cela justifie que je m’y attarde alors je me contenterai d’un emoji : 🤦

Si vous connaissez un peu l’éditeur, vous savez qu’ils sont à l’origine de jeux comme Planet Zoo ou Planet Coaster. Des jeux au micro-management de fou, avec des milliers de bâtiments et d’options de personnalisation. Ces jeux sont créés avec le même moteur que Jurassic World: Evolution. Se pose alors la question : pourquoi diable n’a-t-on pas le même degré de micro-management dans Jurassic World: Evolution ? Ben, personnellement, je m’en fout. Ce n’est pas ce que je cherche dans ce jeu. Je l’ai déjà dit dans ma critique du premier volet : dans Jurassic World: Evolution, je veux contempler. Quand je veux micro-manager, je lance Planet Zoo ou Planet Coaster.

Je trouve d’ailleurs que ça témoigne bien de la qualité de leur moteur de jeu : il est versatile, et c’est tout bénéf' pour Frontier. En tant que développeur, je sens que du coeur a été mis à l’ouvrage, et qu’ils peuvent se permettre d’en être fiers. Bravo à eux, rien que pour ça.

Deux jours après ça sortie, les commentaires positifs commencent à être plus nombreux, et même, majoritaires. Les haters ont été égrainés, et ça se voit aussi à la durée après laquelle les joueurs se sont exprimés : certains sont à près de 40 heures de jeu (il y a donc des fans - beaucoup - plus hardcore que moi, sapristi 😁). C’est la première fois que je fais attention à ce genre de détails : si vous-même regardez régulièrement les commentaires à la sortie de vos jeux préférés, peut-être aurez-vous contaté un phénomène similaire. En tous les cas, les critiques sont de plus en plus éclairées et intelligentes. Ça me conforte dans l’idée que oui, Jurassic World: Evolution 2 est un bon jeu, pas exempt de défauts mais qui ne mérite pas les infâmes régurgitations lues pendant ses premières heures sur Steam.

Musique, son et voix

Disons-le de cette façon : je n’active jamais la musique en jeu. Ça me gonfle, ça m’empêche de me concentrer. Autant les thèmes entendus sur l’écran principal et dans les cut-scenes sont excellents et intemporels, autant la musique in-game est trop douce et délicate pour être appréciée quand on gère des dinosaures, mais elle ne l’est pas assez pour se faire totalement oublier. Dur de trouver un juste milieu…

Les voix sont bonnes dans l’ensemble. Mais pourquoi Chris Pratt ne fait pas la voix d’Owen… A. J. LosCascio (même voix que dans le premier épisode) fait de son mieux, et il est bon au point de faire illusion, mais on retrouve au casting Jeff Goldblum, Bryce Dallas Howard et B. D. Wong dans leurs rôles qu’on connait et aime (ou pas) depuis très longtemps. Du coup, l’absence de Chris Pratt se fait cruellement sentir…

L’humour de Cabot Finch est toujours là. Dans le premier opus, il y avait de quoi avoir un rictus, mais ici, on souffle à peine du nez. En cause, une personnalité plus hautaine et complaisante assez énervante, quand il était appréciable auparavant. Je dirai que c’est une fausse-note de la part des scénaristes, je voulais apprécier Finch ! Mais c’est de toute façon récurrent dans l’ensemble de la saga Jurassic World : les personnages sont globalement détestables, à l’exception de Claire et Owen (et des personnages “historiques” comme Ian Malcom).

Véracité scientifique

Pitié, pas ce débat, encore. Non, Dimorphodon ou Elasmosaurus ne sont pas des dinosaures. On sait. C’est juste plus simple de dire que Jurassic World: Evolution 2 est un jeu de gestion de parc à dinosaures, que de dire que c’est un jeu de gestion de parc à dinosaures, reptiles marins, terrestres et aviaires. Oui, Jurassic Park était salué par sa véracité scientifique qu’on a perdu dans les épisodes suivants. Il faut vraiment se détendre avec ça.

Par contre, pour éviter de dire n’importe quoi en prenant Jurassic World pour référence, il appartient à chacun de se documenter… La saga n’a pas vocation encyclopédique : c’est une fiction. Bordel.

Cohérence scénaristique

Spoiler

Jurassic World: Evolution 2 se situe scénaristiquement entre Fallen Kingdom et Dominion. Les dinosaures ont donc commencé à (re)peupler la Terre, et l’Humain doit s’adapter et accepter de ne plus être l’espèce dominante (ouh, j’en ai des frissons !).

Sauf que, comme on ne le sait que trop bien, on est incapables de rester à notre place, et dans ce jeu, on fini par réussir à garder le contrôle des animaux. C’est tout le but du jeu : faire des parcs viables. Paradoxalement, c’est aussi le coeur de la tragédie scénaristique depuis Jurassic Park : aucun parc qu’on peut construire ne résiste longtemps. Comme le dit éloquemment Ian Malcom :

La Vie trouve toujours un chemin.

Il faut donc accepter certaines incohérences scénaristiques pour profiter de Jurassic World: Evolution 2. Comment et pourquoi persister à faire des parcs quand tous les parcs précédents ont échoué ? D’où vient l’argent ? Et d’où viennent les animaux, en particulier ceux qu’on a encore jamais vu ? Quand se place Battle at Big Rock (visible sur YouTube, et que je critiquerai prochainement) ?

Au final, peut-être vaut-il mieux jouer à Jurassic World: Evolution 2 sans trop se préoccuper de sa position chronologique pour l’instant : il se déroule après Fallen Kingdom, c’est suffisant pour en profiter.

Conclusion

J’ai aimé le premier volet, j’aime encore plus le second. J’apprécie la taille des cartes, la quantité de dinosaures disponibles dès la sortie du jeu, leur variété, et la présence des personnages de toute la saga. Assurément l’un de mes jeux préférés !

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Sommaire

Personnalités célèbres

B. D. Wong Bryce Dallas Howard Jeff Goldblum