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Test de la souris Steelseries Aerox 3 Wireless

Il est toujours bon de rappeler qu’aucun de mes articles n’est sponsorisé. Les liens présents dans mes articles ne me rapportent rien.

Les souris Steelseries sont parmi les plus robustes que j’ai pu utiliser au cours de ma longue vie de geek. Et si j’ai décidé de passer sur cette Aerox 3 Wireless en remplacement de ma Rival 3, c’est principalement pour des raisons esthétiques. Je l’ai choisie dans une livrée blanche semi-transparente (Ghost, en édition limitée), qui se marie à la perfection avec mon clavier de jeu récemment acheté.

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La Steelseries Aerox 3 Wireless aux côtés du Feker IK75 Pro. À quand la possibilité de choisir ses boutons de souris comme on choisi des keycaps ?

Autre particularité anatomique : elle fait partie de cette mouvance relativement récente de faire des souris ajourées : leur corps n’est plus plein, c’est devenu un réseau de mailles, dévoilant les entrailles de la souris. Le principal intérêt d’une telle structure est sa légèreté : une souris sans-fil peut ainsi devenir aussi légère que ses homologues filaires. Et je confirme : elle est plus légère que la Rival 3 Wireless.

Ma crainte initiale qu’il en résulte un manque de rigidité est rapidement effacée : l’Aerox 3 est robuste. Le plastique est d’excellente qualité et inspire réellement la confiance, malgré sa “transparence”.

Une autre crainte formulée à l’encontre de ces solutions “ouvertes” concerne leur entretien. En effet, c’est un peu plus compliqué de les nettoyer à cause, évidemment, de ces alvéoles. On observera néanmoins que la structure aérée est nettement moins salissante à l’usage qu’on pourrait le penser. C’est la première fois que je ne transpire pas sur une souris, et en l’absence de transpiration, elle sera moins “sale”, ou en tout cas, moins vite.

L’ergonomie de cette Aerox 3 est strictement la même que celle de la Rival 3 : elles ont exactement les mêmes formes et les mêmes dimensions ; les boutons sont de mêmes tailles, et positionnés au mêmes endroits. Le passage de la Rival à l’Aerox se fait donc sans le moindre mal si l’on est déjà fan de la première. Même le capteur (TrueMove Air) est repris sur les deux souris. Outre la structure ouverte de l’Aerox, c’est surtout au niveau de la batterie qu’il y a des différences significatives.

En effet, j’avais choisi la Rival 3 parce qu’elle permet l’usage d’accumulateurs AAA “classiques” (même si, en réalité, il faut ramer un peu pour trouver de vrais accus 1.5V quand la plupart des accus AAA vendus dans le commerce ne sortent que 1.2V), ce qui offre l’avantage de ne pas être embêté lorsqu’il faut les remplacer en fin de vie. L’Aerox 3 utilise un accumulateur “propriétaire” qui ne semble pas vendu par Steelseries dans sa section “ Pièces de rechange” (à moins que par “chance”, ce soit le même que sur les casques sans-fil…). Nous verrons bien en combien de temps cet accu me posera problème, et quelles seront mes solutions le moment venu. Je note toutefois qu’il ne semble pas collé et qu’il est relié au PCB de la souris par un câble avec un connecteur, ce qui suggère que son remplacement ne devrait pas poser trop de problèmes, à condition d’en trouver un avec les bonnes dimensions.

En conséquence de l’intégration de l’accumulateur, il est possible de recharger la souris par un câble USB-C, ce qui n’était pas possible avec la Rival 3, où il fallait régulièrement sortir les accus pour les recharger. Un bon point pour l’Aerox, surtout que la recharge n’empêche pas l’utilisation : Steelseries a eu la bonne idée (le bon sens) de placer le port de recharge à l’avant de la souris, de sorte à pouvoir la transformer en “vulgaire” souris filaire au besoin. Je dis ça surtout par rapport aux solutions de type “dock de recharge”, que je trouve complètement stupide : ça prend de la place, c’est de l’électronique supplémentaire, ça a un coût non négligeable, et ça empêche d’utiliser la souris pendant la charge.

Comme pour mon clavier de jeu, l’Aerox offre donc trois modes de connexion : filaire, 2.4GHz et Bluetooth 5. Si le dongle 2.4GHz de la Rival 3 était vraiment discret, le dongle USB-C de cette Aerox est bien plus volumineux. Ce n’est pas vraiment un problème en soi, tant qu’on a un port USB-C de libre et de la place autour. Cependant, Steelseries a prévu le coup en fournissant, en plus du câble USB-A vers USB-C, un adaptateur offrant deux ports USB-C femelle : on pourra donc brancher, d’un côté, le câble vers un port USB-A et de l’autre, le dongle ou un câble USB-C vers USB-C en vue de recharger la souris (ou l’utiliser en filaire). Cet adaptateur est d’ailleurs solidement bâti, et sa face inférieure est couverte d’un revêtement anti-dérapant. On sent que Steelseries a bien pensé son produit, et qu’ils évitent de demander aux joueurs de faire des concessions. Car si en la déballant je me suis inquiété de voir autant de choses et aussi volumineuses, simplement pour une souris, une fois que tout est en place, je me rends compte du confort que tout cela offre au quotidien.

L’appairage en 2.4GHz est trivial, comme attendu. N’ayant jamais utilisé de périphérique en Bluetooth, l’appairage m’a semblé plus compliqué : il faut maintenir le switch DPI pendant quelques instants au moment où on commute vers le Bluetooth, puis ajouter le périphérique au système d’exploitation. Une fois cette étape accomplie, plus de problèmes, mais il faut le savoir. Aussi, à ma connaissance, il ne peut y avoir qu’un seul appareil lié en Bluetooth.

Toujours en ce qui concerne le Bluetooth : aucun réglage n’est permis dans ce mode de connexion. Le problème, c’est que les réglages par défaut imposent une souris sapin de Noël avec des illuminations dans tous les sens. Fort heureusement, il existe une astuce pour éteindre tout ça :

  • Connecter la souris en mode 2.4GHz
  • Ouvrir l’application Steelseries GG
  • Éteindre les LEDs
  • Activer le mode “Haute efficacité”
  • Désactiver le mode “Illumination intelligent”
  • Enregistrer
  • Passer en Bluetooth

Une fois ceci fait, il est tout à fait possible de basculer en mode 2.4GHz pour désactiver le mode “Haute efficacité” : il restera activé pour le Bluetooth mais permet de profiter à fond de sa souris en mode 2.4GHz. Pour le coup, ces valeurs par défaut sont mal senties par Steelseries, mais heureusement que l’on peut y remédier.

Évidemment, en mode Bluetooth, il faudra se passer de certaines fonctionnalité orientées gaming et notamment le polling à 1000Hz. En ce qui me concerne, j’ai mis le dongle 2.4GHz sur ma machine de jeu. J’utilise donc ma souris en 2.4GHz sur ma machine de jeu et en Bluetooth sur ma machine de travail. Je n’ai donc aucun soucis à me passer d’un taux de polling élevé sur ma machine de travail.

Un paramétrage manque à l’appel dans tous les cas de figure : c’est la hauteur de décrochage. Ce réglage ne me manque pas personnellement, on verra plus bas pourquoi, mais je peux comprendre que son absence soit remarquée, surtout pour une souris plutôt haut de gamme.

Si je dis que la hauteur de décrochage me convient, c’est parce que j’ai remplacé les patins de la souris par des patins en céramique. Ils sont un tout petit peu plus épais que les patins en PTFE de base, et par conséquent, la hauteur de décrochage par défaut est juste parfaite. C’est un petit mod tout simple, néanmoins pas donné (compter une dizaine d’euros pour un jeu de patins), mais que je fais sur toutes mes souris, et je ne peux plus utiliser une souris avec des patins classiques. C’est un investissement sur le long terme : ces patins sont increvables, livrés par six mais généralement je n’en ai besoin que de quatre sur les souris Steelseries, et fournis avec des pastilles autocollantes en nombre suffisant pour pouvoir réutiliser les patins sur deux souris différentes.

Au-delà de ces quelques points, je suis pleinement satisfait de la réactivité de la souris, que ce soit en 2.4GHz ou en Bluetooth. Évidemment, le polling à 125Hz en Bluetooth se fait sentir, mais pour une utilisation bureautique, c’est amplement satisfaisant. Et en jeu, le 2.4GHz fait des merveilles.

Je ne me risquerai pas à vous proposer des estimations grossières de la durée de vie de la batterie, basées sur mon usage mixte et avec mes propres réglages, surtout que même s’il fallait brancher la souris tous les soirs comme on pourrait le faire avec un ordinateur portable ou un téléphone, ça ne me poserait pas plus de problème que ça.

Je ne pensais pas remplacer si vite ma Rival 3 Wireless, qui elle-même aura rapidement remplacé la Rival 3. Cependant, je suis content de l’avoir remplacée pour d’autres motifs que l’usure : ce sont réellement des souris robustes et durables, dans lesquelles Steelseries a mis tout son savoir-faire, et qui sont à la hauteur des promesses de qualité du constructeur. Ce remplacement s’est fait pour des raisons esthétiques, mais je profite également d’une qualité de fabrication irréprochable, d’un capteur performant et qui convient à tous mes usages, et je suis libéré des câbles. Ce dernier point est d’ailleurs remarquable dans la mesure où j’ai testé beaucoup de souris sans-fil de toutes les marques, mais c’est toujours chez Steelseries que je reviens.