Covid-19 : Vous avez tous tort

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Vous n’êtes pas obligés de lire cet article si vous n’avez pas envie de vous sentir insultés. Mais je vous préviens : tout le monde va en prendre pour son grade.

Disclaimer 🔗

Quelques éléments pour comprendre d’où vient cet article.

J’ai le respect des individus, pas du peuple.

Et ça commence par notre Chef d’État. Il l’a éloquemment rappelé en temps voulu : c’est Monsieur le Président ou Monsieur Macron, pas “Manu”, ni “Macron”, ni aucun autre sustantif irrévérencieux. Posez-vous la question : si le Chef d’État s’adressait directement à vous, par votre prénom ou même un surnom, comment le prendriez-vous ?

Exactement.

Et vous n’êtes pas à la tête d’une nation.

Le Chef d’État, que ce soit Monsieur Macron, Madame Michu ou Tartempion, c’est pas votre pote de beuverie, c’est le taulier. Dans une gentille dictature, il vous mettrait à la porte. Dans une dictature telle que vous la fantasmez, eh bien, demandez des nouvelles à Alexeï Navalny.

Pour rappel, il n’y a pas si longtemps que ça, tout le monde se fouttait de la gueule des Chinois parce qu’ils portaient un masque en permanence. Qu’est-ce que ça dit de nous, aujourd’hui ? Et notez par ailleurs que ça n’a pas empêché la pandémie - tirez-en les conclusions que vous voulez.

La “guerre” contre le virus est avant-tout une guerre psychologique, et le peuple la perd. Pas aujourd’hui : depuis le début. On est peu nombreux à bien supporter la situation, et c’est symptomatique de l’état psychologique de la société dans son ensemble.

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Vous faites partie de ceux qui râlent contre l’instauration du troisième confinement ? Alors pour rappel, là encore :

  • on vous a prévenu, depuis un an en fait, que ça allait arriver (les scientifiques et même les politiciens)
  • non, on ne vous prive pas de vos libertés, on fait respecter celle de tout citoyen français au droit de vivre : ne pas respecter cette règle, c’est bafouer un droit élémentaire, celui des autres - réfléchissez-y
  • vous ne haïssez pas Monsieur Macron, vous haïssez le Chef d’État, peu importe son nom, ça ne changerait rien à votre comportement réactionnaire
  • c’est bien fait pour vos tronches : vous aviez la possibilité de faire preuve de bon sens, vous avez choisi l’égoïsme - maintenant, assumez

Je rappelle aussi que chaque pays a fait ses propres choix concernant la “stratégie” à adopter face au virus, ce qui, en soit, est la pire des stratégies. On le dit depuis le début : seule une réponse globale et unanime peut être efficace contre une pandémie. Le virus n’a pas de frontières et s’en tape de nos considérations humaines, qu’elles soient sociales, familiales, ou économiques. Le virus s’en tape que vous voulez larguer vos enfants à l’école pour que vous puissiez vous rendre à votre travail en présentiel pour avoir un semblant de vie sociale. Le virus s’en tape que votre restaurant n’a plus de client, ou que votre cinéma est à l’arrêt. En faisant le choix de l’ignorer, vous contribuez directement à sa propagation, et aux conséquences politiques qui s’ensuivent, du genre couvre-feu ou confinement.

Il y a un code de la route. Il est destiné à protéger l’ensemble des conducteurs contre une minorité qui exerce leur liberté de façon égoïste, risquant la vie des autres. Des règles qu’on pourrait juger liberticides. Elles sauvent pourtant des vies. Pourtant, chaque année, on déplore au moins 3 500 victimes des accidents de la route.

Le Covid-19 a tué, en un an, 95 640 personnes en France. Avant le Covid-19, on estimait que 10 000 morts par an “seulement” était imputables à la grippe. C’est simple, ce sont les chiffres officiels, il n’y a pas lieu de tergiverser sur la façon de présenter les “chiffres”. Ils sont juste là, sous nos yeux. Le Covid-19 a fait neuf fois plus de morts que la grippe sur la même période. Et on savait que ça allait arriver. Et c’est encore pire si l’on considère le modèle de l’Inserm, pour qui il n’y aurait que 431 décès par an directement imputables à la grippe.

Alors : non, le Covid-19 n’est pas une petite grippe, et oui, il justifie des mesures exceptionnelles, et exceptionnellement contraignantes.

D’autant plus que vous attendez que le gouvernement vous tienne la bite pour pisser. Où avez-vous planqué votre bon-sens, votre citoyenneté, votre solidarité, votre humanité, pour après gueuler quand le gouvernement vous le rappelle ?